Lexique RSE, CSRD et ESG : 50 définitions essentielles pour les entreprises en 2026
En 2026, maîtriser le vocabulaire RSE, CSRD et ESG est devenu indispensable pour toutes les entreprises, des grands groupes aux PME. Ce lexique de 50 définitions vous permet de décrypter les termes clés du reporting de durabilité, de la taxonomie verte et des scopes carbone.
En 2026, maîtriser le vocabulaire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) et des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) n’est plus une option, mais une nécessité pour toutes les entreprises. Ces réglementations transforment profondément les pratiques de reporting, d’évaluation et de gestion des risques. Même les PME non directement soumises à la CSRD sont impactées : elles doivent répondre aux attentes de leurs clients, investisseurs et partenaires qui, eux, ont des obligations formelles.
Ce lexique couvre les 50 termes incontournables. Pour aller plus loin sur le cadre légal qui structure ces obligations, notre guide sur la RSE obligatoire 2026 et les seuils CSRD détaille les seuils d’application et les sanctions. Les référentiels d’évaluation que vous découvrirez dans ce lexique (EcoVadis, ESRS, double matérialité) sont aussi au cœur des travaux de standardisation des indicateurs d’évaluation environnementale et RSE que développent les organismes spécialisés.
Les 50 termes définis
B — C
BEGES (Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre) : Obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés en France, le BEGES évalue les émissions de GES d’une organisation sur une année. Il se décline en trois scopes (1, 2 et 3) et sert de base pour établir des stratégies de réduction. Ce bilan est encadré par le décret tertiaire et la loi Énergie-Climat.
Bilan carbone : Méthode d’évaluation de l’empreinte carbone d’une activité, d’un produit ou d’un service. Il quantifie les émissions de CO₂ et autres GES, en intégrant les scopes 1, 2 et 3. Le bilan carbone permet d’identifier des leviers d’action pour réduire son impact environnemental. Pour comprendre qui est obligé de le réaliser, notre article sur le bilan carbone obligatoire 2026 détaille les seuils légaux.
Biodiversité : Diversité des êtres vivants et des écosystèmes dans lesquels ils évoluent. La préservation de la biodiversité est un enjeu majeur pour les entreprises, notamment via des réglementations comme la loi Biodiversité de 2016. Elle influence les chaînes d’approvisionnement et la résilience des activités économiques.
Carbon pricing (Tarification du carbone) : Mécanisme économique incitant à réduire les émissions de GES en attribuant un prix au carbone émis. Il prend la forme de taxes carbone ou de marchés du carbone comme le SEQE-UE. La tarification carbone pousse les entreprises à internaliser le coût de leurs émissions.
CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) : Directive européenne renforçant les obligations de reporting extra-financier. Entrée en vigueur progressive depuis 2024, elle étend le périmètre aux PME cotées et impose le respect des normes ESRS. Notre guide sur le reporting CSRD et les obligations de durabilité 2026 détaille les standards ESRS et les modalités de publication.
D — F
DPEF (Déclaration de Performance Extra-Financière) : Document obligatoire pour les entreprises cotées et les grandes entreprises en France, remplaçant le rapport RSE depuis 2017. La DPEF intègre des indicateurs clés sur les impacts sociaux, environnementaux et sociétaux, ainsi que les risques liés à la durabilité.
Double matérialité : Concept central de la CSRD distinguant deux dimensions : l’impact de l’entreprise sur l’environnement et la société, et les risques financiers liés à ces enjeux. La double matérialité impose une analyse complète des externalités pour une stratégie RSE robuste.
Due diligence (Diligence raisonnable) : Processus d’évaluation des risques sociaux et environnementaux dans les chaînes d’approvisionnement. Obligatoire pour les entreprises soumises à la loi sur le devoir de vigilance, elle vise à identifier et prévenir les impacts négatifs de leurs activités.
Économie circulaire : Modèle économique visant à réduire le gaspillage des ressources et à optimiser leur réutilisation. Elle repose sur des principes comme l’écoconception, le recyclage et l’allongement de la durée de vie des produits. L’économie circulaire est un levier pour atteindre la neutralité carbone.
EcoVadis : Plateforme d’évaluation des performances RSE des entreprises, utilisée par les grands groupes pour évaluer leurs fournisseurs. EcoVadis attribue un score sur 100 points en fonction de critères ESG, facilitant les comparaisons entre partenaires commerciaux.

EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) : Organisation européenne chargée de développer les normes de reporting de durabilité (ESRS) pour la CSRD. L’EFRAG travaille en collaboration avec l’UE pour garantir la cohérence des rapports non financiers au niveau européen.
Empreinte carbone : Quantification des émissions de GES associées à une activité, un produit ou un service, exprimée en tonnes équivalent CO₂. Elle inclut les émissions directes (scope 1), indirectes liées à l’énergie (scope 2) et celles de la chaîne de valeur (scope 3). L’empreinte carbone est un indicateur clé pour les stratégies de décarbonation.
ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) : Critères utilisés pour évaluer la performance durable d’une entreprise. Les critères environnementaux incluent la gestion des ressources et la réduction des émissions. Les critères sociaux couvrent les droits des employés et l’inclusion. La gouvernance évalue l’éthique et la transparence de la direction.
ESRS (European Sustainability Reporting Standards) : Normes techniques développées par l’EFRAG définissant le contenu précis des rapports de durabilité dans le cadre de la CSRD. Les ESRS couvrent 2 standards transversaux obligatoires (ESRS 1 et 2) et 10 standards thématiques sur l’environnement, le social et la gouvernance.
Externalités : Effets indirects d’une activité économique sur des parties prenantes non impliquées dans la transaction. Par exemple, la pollution générée par une usine est une externalité négative pour les riverains. La CSRD et le reporting ESG visent à internaliser ces coûts.
Facteur d’émission : Valeur représentant la quantité de GES émise par unité d’activité (par exemple, kg CO₂ par kWh d’électricité). Les facteurs d’émission sont utilisés dans les bilans carbone pour convertir les données d’activité en émissions de CO₂. Ils proviennent de bases de données comme l’ADEME ou l’IPCC.
Finance verte : Investissements orientés vers des projets ou activités bénéfiques pour l’environnement, comme les énergies renouvelables ou l’efficacité énergétique. La finance verte inclut les obligations vertes et les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable). Elle joue un rôle clé dans la transition écologique.
G — H
GES (Gaz à Effet de Serre) : Gaz contribuant au réchauffement climatique, comme le CO₂, le méthane ou le protoxyde d’azote. Les activités humaines (industrie, transport, agriculture) sont la principale source d’émissions de GES. La réduction des GES est un objectif central des accords internationaux comme l’Accord de Paris.
Greenwashing : Pratique consistant à communiquer de manière trompeuse sur les engagements environnementaux d’une entreprise pour améliorer son image sans action concrète. Le greenwashing est sanctionné par les régulateurs et nuit à la crédibilité des démarches RSE. La transparence est essentielle pour l’éviter.
Horizons d’émission : Périodes de temps utilisées pour évaluer les trajectoires de réduction des émissions de GES. Les horizons courts (5 ans) permettent des ajustements rapides, tandis que les horizons longs (2050) visent la neutralité carbone. Les scénarios d’horizons d’émission guident les stratégies de décarbonation.
I — M
ISO 14001 : Norme internationale définissant les exigences pour un système de management environnemental (SME). Elle aide les organisations à minimiser leurs impacts environnementaux et à se conformer aux réglementations. La certification ISO 14001 est un gage de sérieux pour les parties prenantes.
Intensité carbone : Indicateur mesurant les émissions de GES par unité de production ou de chiffre d’affaires. Elle permet de comparer l’efficacité environnementale des entreprises d’un même secteur. Une baisse de l’intensité carbone signale une amélioration de la performance environnementale.
Label Bas Carbone : Certification française attribuée aux projets de réduction ou de séquestration de carbone dans les secteurs agricoles et forestiers. Ce label valorise les initiatives locales contribuant à la neutralité carbone. Il est encadré par le ministère de la Transition écologique.
MACC (Marginal Abatement Cost Curve) : Outil d’analyse économique permettant d’identifier les solutions les plus rentables pour réduire les émissions de GES. La MACC classe les actions par coût par tonne de CO₂ évitée, aidant les entreprises à prioriser leurs investissements décarbonation.
Matrice de matérialité : Carte visuelle classant les enjeux RSE par ordre d’importance pour l’entreprise et ses parties prenantes. Elle permet de prioriser les actions en fonction de leur pertinence stratégique et de leur impact. La matrice de matérialité est un pilier des rapports de durabilité.
Récapitulatif rapide : sigles et normes incontournables
Pour retrouver en un coup d’œil les définitions courtes des sigles les plus consultés parmi les 50 termes de ce lexique, le tableau ci-dessous regroupe 15 acronymes essentiels :
| Sigle | Définition courte |
|---|---|
| BEGES | Bilan des émissions de gaz à effet de serre, obligatoire au-delà de 500 salariés |
| CSRD | Directive européenne qui élargit et renforce le reporting extra-financier |
| DPEF | Déclaration de performance extra-financière, remplacée progressivement par la CSRD |
| EFRAG | Organisme qui développe les normes ESRS pour la Commission européenne |
| ESG | Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance évaluant la durabilité |
| ESRS | Normes techniques détaillant le contenu des rapports de durabilité CSRD |
| GES | Gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique |
| ISO 14001 | Norme internationale de management environnemental |
| NFRD | Directive européenne prédécesseure de la CSRD, abrogée |
| OTI | Organisme tiers indépendant chargé de vérifier les rapports de durabilité |
| SBTi | Initiative internationale validant les objectifs de réduction d’émissions |
| SFDR | Règlement européen sur la transparence des produits financiers durables |
| TCFD | Cadre international de publication des risques climatiques financiers |
| VSME | Standard de reporting volontaire simplifié destiné aux PME |
| ZEV | Zone à faibles émissions réservée aux véhicules les moins polluants |
Point de vigilance : ne pas confondre ces sigles proches — la CSRD n’est pas l’ESRS (la première est la directive, la seconde est la norme technique qui l’applique), et le BEGES n’est pas la CSRD (le premier est une obligation française sectorielle, la seconde une directive européenne bien plus large). Une confusion entre ces cadres est l’une des erreurs les plus fréquentes chez les équipes RSE débutantes.
N — P
NFRD (Non-Financial Reporting Directive) : Prédécesseur de la CSRD, cette directive européenne imposait aux grandes entreprises de publier des informations non financières. La NFRD a été remplacée par la CSRD pour renforcer la comparabilité et la qualité des rapports de durabilité.
Net zero : État où les émissions de GES d’une organisation sont compensées par des absorptions naturelles ou technologiques de CO₂. Atteindre le net zero implique de réduire drastiquement ses émissions et d’utiliser des technologies de capture de carbone. C’est un objectif clé de l’Accord de Paris.
Neutralité carbone : Concept similaire au net zero, souvent utilisé pour désigner un équilibre entre émissions et absorptions à l’échelle mondiale ou nationale. La neutralité carbone est visée pour 2050 par l’UE via le Pacte Vert Européen. Les entreprises y contribuent via des stratégies de décarbonation.
OTI (Organisme Tiers Indépendant) : Structure indépendante chargée de vérifier la conformité des rapports de durabilité aux normes en vigueur (comme les ESRS). L’OTI joue un rôle clé dans la crédibilité des données publiées par les entreprises. En France, l’OTI est souvent un commissaire aux comptes accrédité.
PPA (Power Purchase Agreement) : Contrat d’achat d’électricité renouvelable entre un producteur et un consommateur. Le PPA permet aux entreprises de s’approvisionner en énergie verte à long terme, réduisant leur empreinte carbone. Il est un outil clé pour les stratégies d’achat responsable et la réduction du Scope 2.
Plan de vigilance : Document obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés en France, détaillant les risques sociaux et environnementaux liés à leurs activités et à leur chaîne d’approvisionnement. Le plan de vigilance doit inclure des mesures de prévention et de remédiation. Il est encadré par la loi sur le devoir de vigilance de 2017. Pour comprendre comment ce plan s’articule avec l’ensemble de votre politique RSE, notre guide RSE entreprise complet présente les étapes de déploiement.
R — S
Raison d’être : Déclaration formelle par une entreprise de sa contribution positive à la société et à l’environnement, au-delà de sa mission économique. Introduite par la loi PACTE en France, la raison d’être guide la stratégie de l’entreprise et renforce son engagement RSE. Elle est souvent intégrée dans les statuts.
Rapport de durabilité : Document publié par les entreprises pour rendre compte de leurs performances et impacts sur les critères ESG. Le rapport de durabilité est obligatoire pour les entreprises soumises à la CSRD et doit respecter les normes ESRS. Il remplace progressivement les anciens rapports extra-financiers.
RAES (Rapport Annuel Extra-financier Simplifié) : Version allégée du rapport de durabilité pour les PME non cotées. Le RAES reprend les éléments clés du reporting extra-financier, comme les impacts environnementaux et sociaux. Il facilite l’accès au reporting RSE pour les petites structures.
Résilience climatique : Capacité d’une entreprise ou d’un système à s’adapter aux impacts du changement climatique tout en continuant à fonctionner. La résilience climatique implique d’anticiper les risques (inondations, canicules) et de renforcer les infrastructures. Elle est un enjeu stratégique pour les secteurs exposés.
Scope 1 : Émissions directes de GES produites par les activités de l’entreprise, comme la combustion de carburants dans ses installations. Le scope 1 inclut également les émissions fugitives (fuites de gaz réfrigérants). Il est le premier niveau d’analyse dans un bilan carbone.
Scope 2 : Émissions indirectes liées à la consommation d’énergie achetée par l’entreprise (électricité, chauffage, vapeur). Bien que non produites directement par l’entreprise, ces émissions sont comptabilisées car elles dépendent de ses choix énergétiques. Réduire le scope 2 passe par l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
Scope 3 : Émissions indirectes de la chaîne de valeur, incluant les fournisseurs, les clients et l’usage des produits. Le scope 3 est le plus complexe à évaluer mais représente souvent la majorité des émissions d’une entreprise. Sa réduction nécessite une collaboration avec l’ensemble des parties prenantes. Notre guide sur le scope 3 et ses méthodes de calcul pour PME et ETI détaille les périmètres et facteurs d’émission à utiliser.
SBTi (Science Based Targets initiative) : Initiative internationale incitant les entreprises à fixer des objectifs de réduction d’émissions alignés sur les recommandations scientifiques. La SBTi valide les trajectoires des entreprises et les accompagne dans leur mise en œuvre. Elle est reconnue comme une référence en matière de décarbonation d’entreprise. La liste des entreprises françaises ayant des engagements SBTi validés est consultable sur le portail officiel SBTi.
SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) : Règlementation européenne imposant aux acteurs financiers de publier des informations sur l’intégration des critères ESG dans leurs investissements. Le SFDR classe les produits financiers en fonction de leur durabilité et vise à lutter contre le greenwashing. Il s’applique depuis 2021.
Société à mission : Statut juridique français créé par la loi PACTE, permettant à une entreprise de se définir une mission d’intérêt général en plus de son objectif économique. Une société à mission doit publier un rapport annuel et peut être contrôlée par un comité de mission. Ce statut renforce l’engagement RSE de l’entreprise.

T — Z
Taxonomie verte : Classification européenne des activités économiques considérées comme durables sur le plan environnemental. La taxonomie verte définit des critères techniques pour déterminer si une activité contribue à la transition écologique. Elle guide les investisseurs et les entreprises dans leurs choix de financement.
TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures) : Cadre international développé par le G20 pour aider les entreprises à évaluer et divulguer les risques climatiques liés à leurs activités. Le TCFD recommande de publier des informations sur la gouvernance, la stratégie, la gestion des risques et les métriques de performance climatique. Il est largement adopté par les investisseurs.
Transition juste : Approche visant à accompagner les travailleurs et les communautés affectés par la transition écologique, notamment dans les secteurs carbonés. La transition juste cherche à minimiser les impacts sociaux négatifs et à favoriser des alternatives économiques durables. Elle est au cœur des politiques climatiques européennes.
UEBT (Union for Ethical Biotrade) : Organisation internationale promouvant des pratiques durables d’approvisionnement en ingrédients naturels (plantes, algues). L’UEBT propose un référentiel pour évaluer la durabilité des chaînes d’approvisionnement et la biodiversité. Elle est particulièrement pertinente pour les secteurs cosmétique et agroalimentaire.
UE Green Deal (Pacte Vert Européen) : Plan stratégique de l’UE pour faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone d’ici 2050. Le Green Deal inclut des mesures comme la taxonomie verte, la CSRD et des fonds dédiés à la transition écologique. Il impacte directement les stratégies RSE des entreprises opérant en Europe.
Vigilance raisonnée : Adaptation du devoir de vigilance aux réalités des PME, avec des exigences proportionnées à leur taille et à leurs ressources. La vigilance raisonnée permet aux petites structures de mettre en place des mesures adaptées pour prévenir les risques sociaux et environnementaux. Elle facilite l’accès à la RSE pour toutes les entreprises.
VSE (Valeur Sociale et Environnementale) : Concept mesurant l’impact positif d’une entreprise sur la société et l’environnement, au-delà de sa valeur économique. La VSE peut inclure des indicateurs comme la création d’emplois locaux ou la réduction des déchets. Elle est de plus en plus intégrée dans les stratégies d’investissement et de reporting RSE.
ZEV (Zone à Faibles Émissions) : Périmètre urbain où l’accès est réservé aux véhicules les moins polluants pour améliorer la qualité de l’air. Les ZEV sont déployées dans de nombreuses villes européennes pour réduire les émissions de GES et de particules fines. Elles influencent les stratégies de mobilité et de flotte des entreprises.
VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for SMEs) : Standard simplifié développé par l’EFRAG pour les PME qui souhaitent se conformer volontairement au cadre CSRD sans y être obligées. Le VSME réduit la charge administrative tout en garantissant un niveau de transparence suffisant pour les partenaires commerciaux et les investisseurs.
Comment utiliser ce lexique RSE au quotidien ?
Pour un dirigeant de PME qui découvre ce vocabulaire, quelques priorités permettent de ne pas se disperser :
- Commencer par les termes qui touchent directement à vos obligations légales (CSRD, seuils, BEGES)
- Identifier les 5 à 10 termes que vos clients ou donneurs d’ordre utilisent le plus dans leurs questionnaires
- Se former en priorité sur les scopes 1, 2 et 3 avant d’aborder les notions de matérialité et de reporting avancé
- Consulter régulièrement ce lexique comme référence plutôt que d’essayer de tout mémoriser d’un coup
Ce vocabulaire n’est pas qu’un outil de conformité : c’est un levier de dialogue avec vos partenaires, vos banquiers et vos donneurs d’ordre. Pour les entreprises qui souhaitent structurer leur démarche RSE en s’appuyant sur ce lexique, notre guide complet sur la RSE d’entreprise : définitions et mise en œuvre propose une approche par étapes, de la politique RSE formalisée à la publication du premier rapport.
Pour les entreprises déjà engagées dans le reporting et souhaitant comprendre les obligations légales spécifiques à la CSRD et aux ESRS, notre guide sur le reporting CSRD et la durabilité des entreprises 2026 est la ressource complémentaire à ce lexique. Pour approfondir les seuils légaux et les calendriers d’application, notre article sur la RSE obligatoire 2026 et les seuils CSRD complète ce lexique avec le volet réglementaire.
Questions frequentes
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) remplace la NFRD (Non-Financial Reporting Directive). Entrée en vigueur en 2024, la CSRD étend le périmètre aux PME cotées et impose des normes plus strictes (ESRS) pour une meilleure comparabilité des rapports. Elle introduit aussi le concept de double matérialité, absent de la NFRD.
Une PME non cotée peut s'inspirer de ce lexique pour anticiper les évolutions réglementaires et répondre aux attentes de ses clients ou investisseurs. Elle peut commencer par réaliser un bilan carbone simplifié ou adopter une démarche d'économie circulaire. Le RAES (Rapport Annuel Extra-financier Simplifié) est une première étape adaptée aux petites structures.
La double matérialité oblige les entreprises à analyser à la fois leur impact sur l'environnement et la société, et les risques financiers liés à ces enjeux. Cela permet une stratégie RSE plus robuste et alignée avec les attentes des régulateurs et des parties prenantes. Elle est au cœur de la CSRD et des normes ESRS depuis 2024.
Le Scope 3 désigne les émissions indirectes de toute la chaîne de valeur : fournisseurs, transport des marchandises, usage des produits vendus, déplacements des employés. Il représente souvent 70 à 90% des émissions totales d'une entreprise non industrielle. Sa réduction nécessite une collaboration avec l'ensemble des partenaires commerciaux et fournisseurs.
Les 5 termes prioritaires pour un dirigeant de PME en 2026 : CSRD (pour comprendre les obligations réglementaires de vos clients donneurs d'ordre), Scope 1-2-3 (pour lire un bilan carbone), Double matérialité (pour structurer un premier reporting), EcoVadis (pour répondre aux questionnaires fournisseurs), et Taxonomie verte (pour accéder aux financements verts).
